31 juillet 2008

- Rando Port de l'Artigue

Dans la vallée de Vicdessos, passé Auzat, le Port de l'Artigue sur la frontière espagnole.

Vendredi soir au parking de l'Artigue, point de départ du lendemain vers le Port de l'Artigue 2481m, soit environ 1300m de dénivelé.

En attendant, il est l'heure de l'apéro...



Michel, maître es Feu de bois et Saucisse.


Sur la gauche de la cascade, le sentier qui mène au Montcalm et à la Pique d'Estats. Une pensée pour celles et ceux qui le parcouront en course le 23 Août.



Nous prenons la vallée qui part sur la droite. Les sommets commencent déjà à être pris dans la brume. Pas bon...




La vallée, que l'on découvre, est très belle et agréable à parcourir.




Nous sommes rattrapés par un trailer et son chien, partis pour faire une boucle qui doit les mener dans le Couserans. On discute un peu, on devrait se croiser au Championnat du Canigou le week end suivant.




Michel dans la montée, poursuivi par une nappe de brouillard.






Le long final vers le port : d'énormes éboulis où la progression n'est pas aisée. Elle est cependant moins dure que ce que pourrait laisser supposer ma tête.



Et ça continue de monter, toujours dans les rochers.




La météo est légèrement meilleure côté espagnol, sans plus. En face, le Certescan pris dans les nuages.




A gauche la France et son brouillard, à droite l'Espagne des vacances ensoleillées.




Vu la météo et la température au Port de l'Artigue, on n'y stagne pas et on attaque la descente dans les éboulis, pénible, mais est ce la peine de le préciser ?




Un peu d'animation pour les vaches qui nous regardent passer.



La brume qui a tout envahi ne me laisse apercevoir aucun paysage. Mais l'oeil du photographe aux aguets est interpellé par la faune et la flore de la vallée.




Partout de "belles" araignées, immobiles dans leurs toiles que décorent des perles d'eau.







De très jolies fleurs illuminent aussi le sentier.





Je n'y connais rien en fleurs, mais pour moi ce sont toutes des pensées...





Encore un beau spécimen.




Fleur ou Alien ?




J'ai pris beaucoup de retard sur Michel pendant mon safari photo mais une descente sportive me permettra de le rattraper en quelques minutes.


Le temps d'observer en passant toute une équipe baignant dans les joies et les peurs du canyoning.


L'absence de soleil nous fera finalement redescendre jusqu'à la voiture pour aller pique niquer un peu plus bas, loin du flot incessant de touristes circulant sur le parking.


Très belle rando, à refaire sans brouillard pour en apprécier tous les paysages.





22 juillet 2008

- Boucle Jasse de Pratmau - La Frau

Samedi 19 Juillet, après le récent échec dû au brouillard dans ma tentative de boucle vers La Frau, je décide de remettre ça, mais en sens inverse pour ne pas recommencer la même sortie.

La rando est donnée en 18km et 1200m D, une bonne préparation pour le Canigou et le Grand Raid des Pyrénées.


Le sentier est bien balisé, très joli également, mais monte de suite à travers bois. Une bonne révision de la Cabri's Touch.

Malheureusement, en suivant un 4x4 sur une piste, je perds le balisage. Je continue à la carte sur un vieux sentier qui ressemble de plus en plus à une trace de sangliers. Et rapidement, je dois me rendre à l'évidence, je suis perdu dans la jungle ariégeoise...

Je décide de redescendre jusqu'à la piste afin d'y retrouver le balisage. S'en suit une belle partie de jardinage, une vingtaine de minutes à essayer de trouver par où je suis venu. Je retrouve enfin un vieux sentier où je croise les occupants du 4x4 qui m'indiquent le bon chemin, pas très loin, qui suit le cours du ruisseau.

Je vais quand même galérer un peu sur cet ancien sentier qui se perd à travers bois et prairies. La carte au1/25 me sera plusieurs fois utile avant que je retrouve enfin cette superbe "autoroute", bien balisée, où je peux à nouveau courir librement.

De très jolies parties qui me font regretter d'avoir raté le bon départ du sentier...

Me voici arrivé à la Jasse de Pratmau où le soleil commence à bien taper. Derrière la cabane en ruine, les crêtes qui mènent au Pic de Soularac.


Deux cent mètres de dénivelé supplémentaires m'emmènent au col de la Peyre, juste au dessus de la carrière de talc de Luzenac.

Malgré le panneau, ce serait dommage de ne pas aller y jeter un coup d'oeil...

Et le panorama est magnifique : la carrière est immense et la vue sur la chaîne des Pyrénées limpide .

N'oubliez pas de cliquer sur la photo pour apprécier le panorama en plus grand.

Une dernière photo pour la postérité avant qu'un tir de mines ne m'emporte ailleurs.

La montée terminée, les prairies qui s'ouvrent devant moi sont un régal pour courir et s'élancer, à travers pistes et sentiers, vers le sommet de La Frau.


Une véritable montagne à vaches...

Avec, encore une fois, de très belles vues sur la plaine et le château de Montségur.


A gauche le Pic de Soularac, à droite un immense troupeau de vaches .

Depuis le sommet de La Frau, la carrière de talc, le Soularac et le Saint Barthélémy.


Le chemin parcouru : départ dans la vallée à droite, montée dans les bois et les prairies jusqu'à la carrière et belle course pour rejoindre le sommet.


Quelques désagréments toutefois, la montée finale remplie d'orties à travers lesquelles j'ai dû couper et le sommet, territoire des mouches et des insectes en tous genres...
Impossible de rester immobile sans être agressé. Ce qui m'oblige à redescendre pas mal de dénivelé avant de pouvoir me poser pour avaler un mini pique-nique.

Je retrouve ensuite les parties déjà connues qui me ramènent à travers bois sur les pistes descendantes.

La chaleur et la fatigue que je ressens à ce moment là m'incitent à oublier la course de la Dent d'Orlu que j'avais envisagé de courir le lendemain. Une météo annoncée incertaine et un réveil certain à 5h finissent de m'en dissuader.

De retour à Bélesta, je m'accorde une sieste réparatrice dans la douce pénombre de ma chambre d'adolescent .

Reposé, j'irais ensuite déguster quelques demis en famille sur la place du village, à l'écoute des derniers commérages, regardant le temps et les touristes passer.

Un bénéfique retour aux sources.

21 juillet 2008

- Rando La Frau


Pris par l'organisation des Citadelles, je n'avais jamais fait le compte rendu de cette rando, effectuée courant Février.


En voici donc la carte sortie des archives.





Tout commence évidemment la veille par un apéro et une grillade...


On laisse la voiture dans la vallée en face de Montségur pour attaquer la montée par les pistes.






Après la traversée des bois, une pause pour admirer le château vu d'en haut.



On effectue ensuite un léger détour pour "explorer" l'immense grotte de la Caunha.





Un peu de spéléo une fois passé l'oeil de la grotte.





Michel, devant le Saint Barthélémy et le Soularac.




Au dessus de Montségur et du Pays d'Olmes.




Depuis le sommet de La Frau, un fabuleux panorama sur la chaîne des Pyrénées.




Arrivée de Daniel au sommet, où l'on va s'arrêter pique-niquer, avec un peu de rouge évidemment...




Pour éviter de descendre par le même endroit, on part sur les larges crêtes pour essayer de retrouver d'autres pistes.



Jusqu'au Pas du Mouscadou, le sentier est évident. On coupe ensuite dans la pente, espérant retomber sur les sentiers aperçus d'en haut...




Le sommet lunaire de La Frau.




A travers névés et vieilles pistes encombrées par la végétation, nous allons jardiner un moment avant de trouver le bon passage.


La carte au 1/25 nous permettra ensuite de nous orienter à travers le labyrinthe des pistes pour regagner la voiture.



Le panorama pris au dessus de la grotte. Tout le Pays d'Olmes en un seul clin d'oeil, avec représenté l'impressionnant parcours de l'ultra des Citadelles.

17 juillet 2008

- Stage Ultrapassions

Week-end du 14 juillet, trois jours d'entraînement "intensif" autour de Bélesta en vue de la course du Canigou, que j'espère être belle sous tous ses aspects, et du Grand Raid des Pyrénées qui sera sans aucun doute un gros morceau à avaler.



Ci-dessus les parcours des sorties Trail, VTT et Rando.




Jour 1 : Sortie trail sur les sentiers des Citadelles. Samedi après midi, il pleut sans discontinuer mais il en faut plus pour arrêter un accro qui a besoin de sa dose de course à pied.


A part les escargots, pas grand monde dehors pour profiter de toute cette eau.



Au bout de 5 km, petite pause à Fougax sur le lieu du 2ème ravito de l'Ultra des Citadelles. Personne n'est là pour m'offrir une soupe ou une boisson chaude...




Passage au petit pont qui mène vers le col des Balussous et en voyant son état , je décide de faire ma B.A. du jour : nettoyer le barrage qui s'est formé et qui à la longue risque d'abîmer les planches .



Séquence histoire : ce pont fut construit en l'an de grâce 2007 (ou 2006, à rechercher dans les archives), à la demande des anciens organisateurs des Citadelles, afin de faciliter le passage des coureurs. Ayant testé le sentier avant son existence, je peux affirmer que le passage à gué était plutôt humide.

Nota : Après recherche dans les passionnantes archives d'Ultrapassions, cette passerelle daterait de Mars 2007 (voir Dernières visions avant l'Ultra ).






Après quelques minutes de chantier, le monument historique est sauvé.




Dans la grosse montée vers le col des Balussous, trempé mais heureux (ça ne se voit peut être pas au premier coup d'oeil ...)


De l'eau, de la boue, les sentiers des Citadelles fidèles à leur réputation.

Je pense en les parcourant à toutes celles et ceux qui les ont gravis le 23 Mars, particulièrement aux personnes qui me sont proches et qui y ont vécu des heures très difficiles.

Le passage entre les cols des Balussous et du Figuier est toujours aussi superbe. J'y retrouve une rubalise oubliée, peut être par moi lors du débalisage. Elle sera retirée aujourd'hui.




Au col du Figuier, un balisage naturel me rappelle qu'il faut que je tourne à droite pour redescendre sur Fougax.





Au bout de 2 heures de sortie, alternant pluie fine et averses, je suis de retour à Fontestorbes, non rassasié... J'attaque donc le parcours de 2007 qui me mène aux ruines de Millet en passant par Bicharole. En grande forme.



Au milieu des ruines de Millet, que j'apprécie toujours autant.






Il est temps de revenir sur Bélesta, en redescendant par Barjac, au bout d'environ 2h30 de sortie. Les conditions climatiques n'auront pas réussi à gâcher le plaisir de cette grande balade.



Jour 2 : Sortie VTT. Ayant préféré flemmarder en voyant le ciel gris du matin, j'attaque ma sortie VTT en milieu d'après midi sous un beau soleil.



La montée vers les Carmes est sympa, beaucoup plus que les pistes boueuses qui suivent, où mon dérailleur chargé de terre part se coincer dans les rayons... Réparation de fortune avant de partir sur les sentiers balisés beaucoup plus praticables.






Passage au dessus de Bélesta pour gagner les jolis parcours en bordure de l'Hers. Pris dans la brume, le sommet de la Frau qui sera le but de la rando du lendemain.






Entre l'Aiguillon et Lesparou, de très jolies parties agréables à rouler, entrecoupées de passages plus techniques avec pierres bien glissantes. Moins évident à négocier.

De retour à l'Aiguillon je pars explorer le sentier qui mène à Jordy. J'ai du rater un embranchement car je pensais retomber à Durenat alors que je me retrouve en train de galérer sur un champ de mines : des pistes à bétail, sculptées par les sabots des vaches...Très pénible d'essayer d'avancer là dessus.


J'arrive ensuite aux Rousseaux et par une petite route qui monte bien, je rejoins Terris puis Bélesta.



Mon équipement de sécurité tout neuf que la voix de la sagesse (elle se reconnaîtra...) m'a incité à acquérir.





Ce qui n'empêche quand même pas de prendre quelques retours de pédale dans les tibias...



De la boue, de la sueur et du sang.



Jour 3 : C'est parti pour une rando course en direction du sommet de La Frau qui doit se poursuivre par une boucle sur les larges crêtes et une descente par la jasse de Pratmau (un peu comme la rando que je n'ai toujours pas mis en ligne, désolé pour mes deux potes randonneurs, ça va venir)



Dès le départ sur les pistes, un superbe panorama sur le château de Montségur s'offre à moi. Au bout d'une demi heure de montée en courant, j'attaque les petits sentiers à travers bois. Une rando pour initiés, le vieux balisage est quasiment effacé et les cairns sont souvent dissimulés par la végétation.






Sorti du bois, je poursuis ma montée sur les crêtes verdoyantes.



Tout au fond derrière moi, le pog de Montségur et Lavelanet dans la plaine.







La course prévue : montée sur le flanc à gauche, suite sur les sentiers de crête et descente à droite sous le Saint Barthélémy pris dans la brume.


Je ne suis pas spécialiste en rapaces mais il y a de beaux spécimens qui tournent dans le ciel pas très loin de moi.


Alors que je poursuis ma route vers le sommet, un nuage de brume monte brusquement de la vallée. La ligne de crête commence à disparaître tout comme les vues sur la plaine.



Ma décision de rebrousser chemin est prise instantanément : un sentier à peine tracé, un balisage inexistant et la certitude de se perdre si le brouillard s'épaissit.






Aussi rapidement qu'il était apparu, le brouillard se déchire alors que j 'amorce la descente. Mais ma décision est prise, je poursuis vers la plaine.



Et même sans brouillard, en suivant quelques cairns isolés, je redescends par un sentier différent de celui emprunté à la montée... Une vraie rando pour habitués du secteur.

De retour sur la piste, je peux dérouler en descente sans plus me soucier du brouillard qui s'est accumulé sur les sommets. Avec toujours une vue magnifique sur le château.



Avec environ 600m de dénivelé gravis et descendus, 2h10 se sont écoulées quand je retrouve la voiture après cette rando écourtée.



Fin du premier stage de préparation aux grands et beaux défis qui vont arriver.

8 juillet 2008

- Les chemins de Villemur

Samedi 05 Juillet, sur les chemins de Villemur, présentation de la Collection Running Printemps Été 2008.





Nous partons dans les coteaux qui surplombent Villemur, enchainant une succession de passages à découvert et de jolis sentiers en sous-bois, agrémentés de quelques belles cotes.




Première sortie pour les Wings toutes neuves, en remplacement sous garantie de celles dont les lacets avaient cassé lors de l'Ultra Trans Aubrac.





Toujours des cotes et de jolis paysages.






Des sentiers plus que déserts, où l'on ne croisera qu'un promeneur en quad et un chevreuil, qui prendra la fuite à notre vue.






Dans la dernière cote, sur un nouveau sentier découvert le jour même, après avoir affronté, au péril de notre vie, orties et moissonneuses batteuses.



Après 1h45 de sortie, il ne nous restait plus qu'à rejoindre la voiture afin d'y déguster un agréable ravitaillement salé, improvisé en bordure de route.