
Week-end du 14 juillet, trois jours d'entraînement "intensif" autour de
Bélesta en vue de la course du
Canigou, que j'espère être belle sous tous ses aspects, et du Grand Raid des
Pyrénées qui sera sans aucun doute un gros morceau à avaler.
Ci-dessus les parcours des sorties Trail, VTT et Rando.

Jour 1 : Sortie
trail sur les sentiers des Citadelles. Samedi après midi, il pleut sans discontinuer mais il en faut plus pour arrêter un
accro qui a besoin de sa dose de course à pied.
A part les escargots, pas grand monde dehors pour profiter de toute cette eau.
Au bout de 5 km, petite pause à Fougax sur le lieu du 2ème ravito de l'Ultra des Citadelles. Personne n'est là pour m'offrir une soupe ou une boisson chaude...
Passage au petit pont qui mène vers le col des Balussous et en voyant son état , je décide de faire ma B.A. du jour : nettoyer le barrage qui s'est formé et qui à la longue risque d'abîmer les planches .
Séquence histoire : ce pont fut construit en l'an de grâce 2007 (ou 2006, à rechercher dans les archives), à la demande des anciens organisateurs des Citadelles, afin de faciliter le passage des coureurs. Ayant testé le sentier avant son existence, je peux affirmer que le passage à gué était plutôt humide.
Nota : Après recherche dans les passionnantes archives d'Ultrapassions, cette passerelle daterait de Mars 2007 (voir Dernières visions avant l'Ultra ).

Après quelques minutes de chantier, le monument historique est sauvé.

Dans la grosse montée vers le col des
Balussous, trempé mais heureux (ça ne se voit peut être pas au premier coup d'oeil ...)
De l'eau, de la boue, les sentiers des Citadelles fidèles à leur réputation.
Je pense en les parcourant à toutes celles et ceux qui les ont gravis le 23 Mars, particulièrement aux personnes qui me sont proches et qui y ont vécu des heures très difficiles.
Le passage entre les cols des Balussous et du Figuier est toujours aussi superbe. J'y retrouve une rubalise oubliée, peut être par moi lors du débalisage. Elle sera retirée aujourd'hui.

Au col du Figuier, un balisage naturel me rappelle qu'il faut que je tourne à droite pour redescendre sur
Fougax.

Au bout de 2 heures de sortie, alternant pluie fine et averses, je suis de retour à
Fontestorbes, non rassasié... J'attaque donc le parcours de 2007 qui me mène aux ruines de Millet en passant par
Bicharole. En grande forme.

Au milieu des ruines de Millet, que j'apprécie toujours autant.

Il est temps de revenir sur
Bélesta, en redescendant par
Barjac, au bout d'environ 2h30 de sortie. Les conditions climatiques n'auront pas réussi à gâcher le plaisir de cette grande balade.
Jour 2 : Sortie VTT. Ayant préféré flemmarder en voyant le ciel gris du matin, j'attaque ma sortie VTT en milieu d'après midi sous un beau soleil.
La montée vers les Carmes est sympa, beaucoup plus que les pistes boueuses qui suivent, où mon dérailleur chargé de terre part se coincer dans les rayons... Réparation de fortune avant de partir sur les sentiers balisés beaucoup plus praticables.

Passage au dessus de
Bélesta pour gagner les jolis parcours en bordure de
l'Hers. Pris dans la brume, le sommet de la
Frau qui sera le but de la
rando du lendemain.

Entre
l'Aiguillon et
Lesparou, de très jolies parties agréables à rouler, entrecoupées de passages plus techniques avec pierres bien glissantes. Moins évident à négocier.
De retour à
l'Aiguillon je pars explorer le sentier qui mène à
Jordy. J'ai du rater un embranchement car je pensais retomber à
Durenat alors que je me retrouve en train de
galérer sur un champ de mines : des pistes à bétail, sculptées par les sabots des vaches...Très pénible d'essayer d'avancer là dessus.

J'arrive ensuite aux Rousseaux et par une petite route qui monte bien, je rejoins Terris puis
Bélesta.
Mon équipement de sécurité tout neuf que la voix de la sagesse (elle se reconnaîtra...) m'a incité à acquérir.

Ce qui n'empêche quand même pas de prendre quelques retours de pédale dans les tibias...
De la boue, de la sueur et du sang.
Jour 3 : C'est parti pour une rando course en direction du sommet de La Frau qui doit se poursuivre par une boucle sur les larges crêtes et une descente par la jasse de Pratmau (un peu comme la rando que je n'ai toujours pas mis en ligne, désolé pour mes deux potes randonneurs, ça va venir)
Dès le départ sur les pistes, un superbe panorama sur le château de Montségur s'offre à moi. Au bout d'une demi heure de montée en courant, j'attaque les petits sentiers à travers bois. Une rando pour initiés, le vieux balisage est quasiment effacé et les cairns sont souvent dissimulés par la végétation.

Sorti du bois, je poursuis ma montée sur les crêtes verdoyantes.
Tout au fond derrière moi, le pog de Montségur et Lavelanet dans la plaine.
La course prévue : montée sur le flanc à gauche, suite sur les sentiers de crête et descente à droite sous le Saint Barthélémy pris dans la brume.

Je ne suis pas spécialiste en rapaces mais il y a de beaux spécimens qui tournent dans le ciel pas très loin de moi.
Alors que je poursuis ma route vers le sommet, un nuage de brume monte brusquement de la vallée. La ligne de crête commence à disparaître tout comme les vues sur la plaine.
Ma décision de rebrousser chemin est prise instantanément : un sentier à peine tracé, un balisage inexistant et la certitude de se perdre si le brouillard s'épaissit.

Aussi rapidement qu'il était apparu, le brouillard se déchire alors que j 'amorce la descente. Mais ma décision est prise, je poursuis vers la plaine.
Et même sans brouillard, en suivant quelques cairns isolés, je redescends par un sentier différent de celui emprunté à la montée... Une vraie rando pour habitués du secteur.
De retour sur la piste, je peux dérouler en descente sans plus me soucier du brouillard qui s'est accumulé sur les sommets. Avec toujours une vue magnifique sur le château.
Avec environ 600m de dénivelé gravis et descendus, 2h10 se sont écoulées quand je retrouve la voiture après cette rando écourtée.
Fin du premier stage de préparation aux grands et beaux défis qui vont arriver.