26 mai 2008

- Trail du Pays de Sault





Trail du Pays de Sault : 27km , 1100m d+
Les résultats complets et les photos du parcours sur le site de la course : http://trail-du-pays-de-sault.blogspot.com/



L’avant course :
La nuit au gîte fut pourrie, impossible de trouver le sommeil : il faisait trop chaud, le frigo était bruyant et surtout un esprit malfaisant semblait rôder dans la pièce gâchant le plaisir d’être ensemble. Après quelques bribes de sommeil, le jour revint et avec lui la sérénité.
Le matin fût radieux pour le SMA Team.


La course :
Arrivés à Belcaire, on retrouve avec plaisir mon frère Yvan avec qui pour la première fois je vais partager la même course.



Hervé est aussi présent, non pas pour courir mais en tant que bénévole sur le parcours. Je croise aussi Olivier avec qui l’on s’est tiré la bourre durant tout le challenge des trails du sud ouest 2007 ou encore quelques sympathiques Kikoureurs.


Très bonne ambiance donc et la chaleur des organisateurs n’y est pas étrangère. Joli cadeau à l’inscription avec un tshirt technique et une ceinture porte bidon. De belles prestations par rapport au prix modique de l’inscription.




Le départ est donné à 9h après un bon échauffement puisque je suis venu là pour cartonner. Je sais déjà que c’est raté pour les deux premières places avec Frédéric Frézoul et José Escur présents. Rapidement nous sommes un groupe de six détachés du peloton.

Dans la première grosse montée, en marche rapide je fais un peu de ménage et je me retrouve 3ème, pour longtemps. Les sentiers à travers bois se succèdent, plus superbes les uns que les autres. Montées, descentes et mes poursuivants à une trentaine de secondes.
A l'arrivée sur la station de Camurac, j entends des cris au dessus du sentier alors que je croise là Hervé sur son poste. C’est José Escur qui après avoir jardiné revient sur le bon tracé. Je suis donc 2ème, sans aucune illusion, je connais les qualités de ce coureur…

Suit une partie montante sur route avant d’attaquer un énorme dénivelé sur de magnifiques pistes à travers les alpages. José revient sur moi mais au lieu de me doubler, il engage la conversation. Il me raconte s’être perdu et avoir cherché le bon sentier dans tous les sens avant de nous apercevoir en contrebas. Au final, trois ou quatre minutes de perdues pour lui. C’est gratifiant de courir avec un coureur comme lui et d’arriver à tenir le rythme. On marche un peu pour récupérer avant de relancer à nouveau. On passe ensemble un gros quart d’heure avant que je finisse par céder du terrain et le laisser filer devant. Un sacré bonhomme, avec une puissance impressionnante à environ 53 ans, doublé d’une sympathie que j’ai eu plaisir à découvrir.


Le sommet des pistes atteint, à environ 1600m d’altitude, commence une grande descente vers Camurac. D’abord de larges sentiers qui se poursuivent sur un monotrace qui file tout droit dans la pente. Avec la pluie tombée ces jours derniers, le terrain est boueux et très glissant. Je fonce quand même, arrivant à tenir debout après quelques numéros d’équilibriste.
Alors que la pente s’adoucit aux abords de Camurac, je suis rejoint par un gars qui doit être très fort en descente…Il me passe, avec un petit mot d’encouragement. L’esprit trail, si précieux.


Je retrouve Marc, membre de l’organisation des Citadelles qui ici aussi assure le bon déroulement de l’épreuve avec son quad. Il m’encourage puis m’emboîte le pas en me boostant pour que je rattrape le gars.

Dans la montée qui suit sur les pistes après le cimetière, je refais mon retard et je repasse le coureur, en l’encourageant à mon tour. Les données de la troisième place sont claires : je suis plus fort en montée et lui en descente. Va falloir gérer çà.

D’ailleurs, dès que les Cols sont passés il me double à nouveau.

Dans la longue et agréable plaine des Boums, je le suis à une dizaine de mètres. Marc sur son quad ne me lâche pas et me coache pour que je tienne et que je revienne sur lui. J’assure le rythme et petit à petit j'arrive à recoller et à le dépasser avant d’attaquer la dernière montée.
L’école de l’Ultra Trans Aubrac m’a apporté beaucoup jusque là, me forçant à oublier les petites douleurs aux cuisses ou au dos pour ne jamais baisser de régime.





Et pour Sabine qui n’est pas à mes côtés aujourd’hui, je veux conserver cette troisième place et réussir ce podium.


Je donne tout encore une fois dans ce sentier qui monte, alternant marche rapide et petite course, n’oubliant rien de la méthode secrète du Cabri que partage le SMA Team. Je ne me retourne pas et même si j’ai repris de l’avance, j’ai bien peur qu’elle ne soit pas suffisante pour assurer ma place dans un final tout en descente.
Passage au sommet où j’avale une gorgée d’eau au ravito avant de foncer sur la piste descendante. Mais ce coureur est vraiment plus fort dans ce domaine et je ne peux que m’incliner.

Je reste quand même un moment dans son sillage et à l’attaque du petit sentier qui nous ramène vers Belcaire, il a environ 20 secondes d’avance. Je continue à foncer mais quand la vue est dégagée je ne le vois plus. Je sens bien que c’est foutu et qu’il n’y aura pas d’arrivée au sprint.

Je ralentis donc un peu, préservant mes chevilles des nombreuses pierres qui ornent le parcours. Un dernier passage entre deux barrières et puis c’est l’arrivée au bord du lac. J’en termine en 2h15’59", finalement heureux car ayant tout donné. Tant pis pour la troisième place, pour les honneurs j’aurais la compensation d’être le 1er V1. J’échange des poignées de main avec le troisième et aussi avec José qui est arrivé depuis déjà six minutes.


Alors que je reprends des forces au ravito, la pluie commence à tomber sérieusement. Je me change, me couvre pour ne pas prendre froid et je pars en sens inverse retrouver Sabine et Yvan. Je croise Marc qui m’annonce qu’elle n’est plus très loin et à qui j’explique que je n’ai rien pu faire face à un descendeur comme ce concurrent.

Quelques minutes après, accompagnée d’un nouveau chevalier servant, j’ai le plaisir de voir arriver Sabine, qui finit donc deuxième féminine.


Alors que je prends des vues aériennes sur le final de Sabine, c’est Yvan qui déboule, heureux du parcours et de sa course bien gérée.

Bien fatigué, je retrouve à l’arrivée ma mère et ma sœur venues trop tard pour me voir finir, avant d’enchaîner avec une douche limite froide (c’est bon pour les muscles parait il).





Ensuite c’est la remise des prix suivie d’un apéro, accompagné d’un excellent buffet pour grignoter et récupérer.


En conclusion une très belle course, avec un parcours superbe qui l’aurait été encore plus par temps dégagé, une organisation aussi sympathique que parfaite qui mériterait vraiment un nombre de participants plus important, au vu de toutes les qualités que présente l’épreuve.


Et finalement, encore de grands et beaux moments pour le SMA Team malgré une nuit de cauchemar.

17 mai 2008

- Reco vers le Barail

En prévision des Citadelles 2009, une sortie de reconnaissance à la recherche de nouveaux sentiers entre Fougax et Montségur.

Ici un passage avec vue sur les gorges de la Frau.



Une alternance de clairières et de sentiers en sous-bois.


Des sentiers souples où l'on retrouve d'anciennes ruines au coeur des bois.

Bravant tous les dangers, je m'approche de cette fourmilière géante.


De beaux spécimens.




Celle là semble m'avoir repéré.



L'attaque se prépare, il est temps que je m'éloigne...



Des vues superbes sur le château de Montségur.



Un tracé qui réserverait une arrivée inédite sur le château, à étudier...

12 mai 2008

- Rando : Cabane de Peyralade - Port de Cornave

Campement et départ du Pla de la Lau, par l'itinéraire qui mène au Barlonguère.

Le Pla de la Lau, également lieu de départ vers le Valier.


Derniers rayons de soleil sur les sommets.

Apéro, grillade et une petite eau de vie de prunes, millésime 1980.


Dans les premiers lacets qui longent de superbes cascades.

Juste avant d'arriver dans la vallée, une autre cascade à la sortie du bois.


1690 m, une pause à la cabane de la Peyralade.


Ciel bleu, pour l'instant.


On attaque tout droit dans la pente, environ 700m de dénivelé à gravir dans la neige.


Difficile de repérer le sentier qui doit nous mener vers le tour prévu. On monte au feeling.

Arrivés là, il ne reste plus qu'à sortir le parapente pour descendre sur la vallée d'Orle...

On s'est complètement planté de direction , on est allé chercher le passage supposé beaucoup trop loin.


Une étude de la carte nous indique que l'on doit être au Port de Cornave. Le temps se couvre, il serait hasardeux d'aller chercher les bons sentiers sans trop savoir où passer.
On décide prudemment de redescendre par là où l'on est venus.


Tout à gauche le Mont Valier se charge de nuages. Nous n'avons plus qu'à dévaler la pente jusqu'à la cabane pour la pause repas.


Au loin un dahut fuit dans la pente, à moins que ce ne soit un isard.


Sur le sentier, une vipère à peine agressive s'attaque au bâton.


La neige fraîche devrait calmer ses ardeurs.

Après le repas et un peu de rouge, une petite sieste s'impose pour nous avant de regagner la plaine sous le tonnerre qui gronde pas très loin de nous.

Le tour prévu reste à faire, une prochaine fois.




4 mai 2008

- Trail des Trois Rocs

© Photo Kris

© Photo Kris


© Photo Lionel

Sabine et Emmanuelle, le Top du Challenge 2007 !

« Faut être con ! » C est la première pensée qui me vient 2 jours après le Trail des Trois Rocs. Sorti quasiment indemne des 100 km de l’Ultra Trans Aubrac, à part des douleurs minimes et quelques moments de fatigue, je viens m’aligner 12 jours plus tard sur les 35 bornes et 1300m de dénivelé de ce parcours….


Mais la perspective de courir ce trail dans de superbes paysages, avec une belle organisation et qui plus est avec Sabine, a fait que la passion l’a emporté sur la raison.



Pour un départ à 8h à Saint Antonin, le réveil fut très matinal à Toulouse. Mais la forme est là et puis je ne viens évidemment pas pour la performance.




Grosse côte dès le départ avant l’unique bouchon de la course pour le passage par l’échelle.






Cette première montée nous amène au dessus du brouillard et du froid qui régnaient dans la vallée.





Photo Kris ( Running Mag)




Ensuite, c’est un superbe sentier en balcon qui nous promène au bord de la falaise, au dessus de la mer de nuages.





Avec Jean-Pierre, compagnon de galère sur les Citadelles.



Dès les premières côtes, autant moi que Sabine sentons que les 100 km sont bien présents dans nos jambes. Ça va encore être dur aujourd’hui….




Le magnifique parcours se révèle sous un nouveau jour après les heures pluvieuses de 2007. Au bout d’une heure, ma seule douleur de l’Aubrac se réveille, à l’avant du tibia. Supportable, mais il faut par moment serrer les dents.



Photo volée en course par dessus mon épaule. Mais j’ai été repéré.




En action




Fin de la balade sur le plateau, on attaque la descente sur Saint Antonin.









Joli sentier glissant pour clôturer la première boucle, une gamelle sans conséquence à mon actif.




Après une arrivée main dans la main au ravito, toujours inséparables, j’avale rapidement un Coca avant la phénoménale montée qui nous attend.


Photo Kris ( Running Mag)




Ça attaque fort dans les éboulis.




Dans la rude montée, accrochés à la corde et aux buis pour se hisser.



Au tour de Sabine.



La montée passée, on prend le temps de récupérer en marchant côte à côte, avant de relancer au travers de la garrigue et des petits sentiers roulants. C’est dur, l’impression de reprendre les 100 km là où on les avait laissés.

On arrive ensuite sur une nouvelle partie que j’apprécie beaucoup. Une première descente, plus casse gueule que technique, avec une corde pour s’assurer.





Puis la traversée d’un décor féerique, au milieu de bois recouverts de mousse séchée.



Ensuite une belle descente à flans d’éboulis nous ramène dans la plaine avant d’attaquer aussitôt une nouvelle montée.
Plusieurs coureurs nous reconnaissent et nous félicitent pour notre aventure sur l’Aubrac. Ca fait plaisir, à la fois de se remémorer ces moments et de retrouver l’ambiance sympa du trail.



Mais nos jambes aussi se souviennent de l’Aubrac. Impossible de courir ni de trottiner en côte. Et comme celle qui suit est très longue, on a le temps de marcher, de s’accompagner, d’apprécier encore une fois le bonheur de vivre la course ensemble.




Un coureur nous rattrape, nous exprime lui aussi la chance que l’on a d’être tous les deux et nous rappelle qu’on l’avait doublé sur les longues lignes droites de la voie ferrée lors de l’UTA. D’ailleurs lui aussi paie le prix aujourd’hui et peine comme nous à courir.







Passé le ravito et la longue partie plane en bord de rivière, on attaque la seconde grosse montée sous les falaises.





Toujours le sourire, même en montée.





Nouveau passage avec des cordes, les côtes sont rudes et la chaleur n’arrange rien.



Après une très belle descente avec une vue plongeante sur toute la vallée, il faut encore souffrir sur le final roulant en bord de rivière. Les jambes n’en veulent plus depuis longtemps, la douleur à l’avant du tibia ne m’a pas quitté, mais on trottine toujours.



Une dernière côte où l’on marche, un bon kilomètre de route et c’est l’arrivée, main dans la main, heureux de cette belle course malgré la difficulté due au manque de récupération.


La douche passée, suivent un apéro (Saint Yorre pour moi !) et un bon repas au soleil. L après midi s étire, l endroit et le moment sont agréables. Le temps de discuter avec toutes les connaissances sur les courses passées et à venir avant de regagner la ville.



***



Another perfect day.





Mais depuis la douleur est toujours présente à l avant du tibia, avec une petite bosse ainsi que sur le tendon d Achille de l autre pied…. Pas question de recourir de suite. Glace, pommade miracle et vélo au bord du canal sont au programme en attendant que tout rentre dans l’ordre…



A découvrir sur le site de Courir Sympa Saverdun le film de la course où l’on peut nous voir partager peine (un peu) et bonheur (beaucoup) : http://courir.sympa.saverdun.over-blog.com/article-19251686.html