28 avril 2008

- VTT en Pays de Sault

Dimanche 27 Avril reco d'une partie du Trail du Pays de Sault en VTT. En noir le tracé de la course, en rouge mon parcours .


Le col des Sept Frères au dessus de Camurac. J'ai évité la première partie où se situent les plus grosses côtes.


Au premier plan Camurac, au second Montaillou et les Pyrénées.


La mer de nuages vue depuis les Cols.


Le Pla de Boum.


Montée vers le col de Lancise.


Descente technique (en VTT) sur Belcaire.

Le site de la course :

http://trail-du-pays-de-sault.blogspot.com/





23 avril 2008

- Ultra Trans Aubrac : Etape 4

Un dernier effort pour le SMA Team.





UTA : Espalion - Laissac : la longue ligne droite




Un profil terriblement roulant.








On repart du ravitaillement à nouveau soudés avec l’objectif de la seconde place clairement affiché. Il ne reste "que" 21 km à parcourir. Un coureur qui marche se retourne pour nous voir arriver « à fond ». Il semble tellement surpris que ce soit possible que l’on en rigole ensemble. Le tunnel traversé, s’engage une grosse montée à travers pistes et sentiers. Sabine me fait comprendre qu’elle aussi a besoin d’être poussée. Le temps n’est plus aux douleurs, aux plaintes ou aux doutes pour moi, je passe devant et j’envoie autant que je peux. La montée est longue, mais entre marche rapide et méthode secrète du Cabri, on avance bien. Fin de la côte, dès qu’on peut on relance, on s’encourage, on se motive.




Passage dans un hameau et l’on croise pour la première fois « le fantôme de la femme en vert ».


Sabine a toujours mal sous le pied, entre autres douleurs, mais elle avance toujours, comme si de rien n’était. Un mental énorme. Moi je n’ai rien de particulier, j’arrive à tenir un bon rythme mais j’ai peur d'une défaillance, d’une faiblesse, d’un étourdissement. Alors je mange, au moins une fois par demi-heure, un tuc, un bout de fromage ou de pain d’épice, une pâte de fruit et je m’impose depuis plusieurs heures d’avaler un demi gel à chaque heure qui commence, comme un médicament. Sabine n’en revient pas de me voir avaler tout ça, elle qui ne réussit pas à vider son Camel back dans la journée et qui ne mange pratiquement qu’aux ravitos.


Pendant des kilomètres, on va maintenant parcourir une ancienne voie ferrée, des lignes droites sans fin qui montent légèrement. Le moral fait tout sur ce tracé démoralisant où l’on court toujours. Un seul avantage, on peut voir loin derrière que la troisième ne revient pas sur nous.


On croise plusieurs fois « le fantôme de la femme en vert », photographe qui attendant son homme se déplace d’un carrefour à l’autre. On finit par se saluer et se sourire, ce qui n’est pas commun à tous les coureurs comme elle nous le précisera par la suite.



Photo par "le fantôme de la femme en vert"


Nous deux, nous semblons tous petits et perdus dans ces lignes droites interminables, mais nous n’en sommes que plus soudés, nous rapprochant un peu plus à chaque pas de la libération finale.Un dernier sentier transformé en ruisseau nous amène vers une formidable "ola" de bénévoles.


On double quelques coureurs, toujours aussi aimables, avant d’en terminer avec la voie ferrée et de grimper sur une colline. Sabine n’est vraiment pas très bien mais pourtant elle avance toujours. Un faux espoir en haut du chemin, Laissac n’est pas derrière. Le chrono le confirme aussi, on en a encore pour une bonne demi heure.




On passe quelques habitations, encore des chemins où mi marche mi course on progresse toujours. Et puis, enfin les lumières de Laissac sont devant nous. On se lance dans un dernier sprint, peut être bien à 8 ou 9 à l’heure !


Il fait encore jour, on rejoint la route, les premières barrières de sécurité, nos mains se serrent l’une dans l’autre, le rêve est là devant nous, on franchit la porte, main dans la main on court, les applaudissements, les derniers mètres, on l’a fait, le rêve est devenu réalité. Une belle aventure de 100km en 14h50 ! Quelques mots échangés avec Marc l’organisateur sur cette course de malade mental, quelques mots de Sabine au speaker, et puis vite du Coca, beaucoup de Coca.





Quelques mots avec Marc du Challenge puis Sabine qui s’inquiète car je suis devenu tout blanc. Je m’assois, du Coca encore et le jambon enfoui dans mon sac auquel j’ai enfin accès. Des couleurs qui reviennent, la remise des prix après l’arrivée de la troisième, quinze minutes après nous.




Arrivée de Pégase, un Kikoureur rencontré le matin. Après une grosse galère, abandon à Espalion.



Le froid qui rapidement gagne tout le corps, le retour à l’hôtel, une douche avant un passage au chaud sous la couette, épuisé.


Aucune envie de ressortir, d’aller manger. Quelques grignotages sur place, la fatigue qui passe un peu. Dans un délire je m’étais dit qu’on serait rentrés avant la fin des variétés du samedi soir à la télé, pari gagné…




Le Tshirt finisher, celui qui a tellement de valeur à l’issue d’une telle course.



Sabine, 2ème fille de l'Ultra Trans Aubrac !


*


Conclusion : Je n'ai rien inventé, j'ai lu, j'ai écouté les conseils et les expériences vécues.


Mes clefs du succès :



- Mon plan d'entraînement sur 3 mois élaboré avec Isa ma coach de Blagnac. Au maxi, faute de temps, j'ai couru 10h par semaine.
- Les conseils de Jogging spécial marathon, notamment nutritionnels (toujours sans manger de fruits et de légumes frais, il y a des limites aux sacrifices…).
- Les nombreux articles sur l'Ultra d'Esprit Trail, Endurance Mag ou Trail Attitude.
- Les précieux conseils piochés dans les rubriques du site Ultrafondus (avec le calculateur de performance qui me donnait en 15h !).
- Les paroles pleines d'expérience, entendues lors d'une sortie avec Vincent Toumazou, un an plus tôt.
- Des pieds crémés tous les soirs de l'année et particulièrement à la NOK une semaine avant la course. Résultat, 100 bornes courues les pieds trempés et pas une seule ampoule.
- Une cure de Supradin Intensia, plusieurs semaines avant la course (il faut bien compenser le manque de fruits et légumes, le Nutella ne fait pas tout).
- Le miracle de l'huile Weleda ??? Aucune douleur ni courbature dans les jours qui ont suivi, alors que je pensais ne plus pouvoir marcher.
- De la nourriture, des gels et de l'eau en petites quantités mais en continu, même quand je n'en avais pas envie.
- Et puis sur ces bases pouvant conduire à la réussite, savoir pourquoi on le fait, pour quelle raison on veut aller au bout.


*


Pour moi l'objectif fut clair, du premier mètre au dernier.






Et j'ai trouvé sur l'Aubrac la vérité que j'étais venu y chercher.


- Ultra Trans Aubrac : Etape 3

UTA : Aubrac - Espalion : la galère

Alors que je rejoins Sabine, un sympathique « Papy » nous dit « Voilà le couple qui se reforme ».

On va faire ensemble un bout de chemin, mais je devrais plutôt dire un bout de ruisseau. Le chemin est noyé sous l’eau qui ruisselle et à nouveau nous perdons beaucoup de temps sur les côtés à essayer de trouver des passages plus secs.


Quand c’est impossible il ne reste qu’une solution, patauger et suivre le courant…


Sur les chemins plus secs qui suivent, je continue avec ma méthode à ne penser qu’au prochain ravito d’Espalion, soit une étape de 33,6 km. Le Papy toujours avec nous me démoralise un peu. Comme on est à peu près au 50ème km, il dit que la course commence maintenant, que le plus dur est à venir. Sympa, mais je ne suis pas déçu qu’on se détache un peu de lui. On envoie pas mal sur les pistes à découvert qui surplombent les vallées et l’on commence à reprendre des coureurs qu’on avait vus partir bien vite ce matin.


Une première descente nous amène au hameau des Enfrux où l’on découvre de belles bâtisses. Sabine se demande ce que fait une voiture 75 garée ici, loin de tout. Le coureur à côté de nous a heureusement de l’humour, il est du 76…

Rattrapés par le Papy , on attaque une magnifique descente au milieu des murettes de pierres recouvertes de mousse. Un peu de prudence s’impose sur une partie pavée plutôt glissante mais ce n’est pas la catastrophe que l’on nous avait annoncée. Avec toujours une envie de salé, je suggère à Sabine une halte pour pouvoir fouiller dans les poches de mon sac. Pas question de stopper, j’effectue donc un « ravitaillement en vol » en piochant dans sa poche arrière quelques minis babibels.

C’est par une ruelle en forte pente que l’on rentre dans un village. Je demande à un habitant où l’on se trouve et je découvre avec horreur qu’on est à peine à St Chély. Le moral en prend un petit coup en pensant à ce qu’il reste à faire jusqu’à Espalion.


On attaque ensuite une piste sans fin qui à travers les forêts nous guide lentement vers St Côme d’Olt. C’est extrêmement roulant, en légère descente, et mes cuisses ne tardent pas à me rappeler que je n’ai jamais couru plus de 49 km. Je résiste, autant que je peux, mais le profil ne change pas et il faut courir encore et encore. N’y tenant plus, je suggère à Sabine de marcher un peu. Elle me demande où j’ai mal, je lui explique et sa réponse est sans appel : « Tu n’as pas de fracture ouverte ? Alors on court et on marchera quand ça montera. »


Il n y a plus qu’à suivre et à prier pour qu’une côte arrive assez vite…On dépasse comme ça quelques coureurs, plus ou moins en train de marcher, dont certains que l’on avait vu s’envoler ce matin. Quelques montées nous permettent un peu de souffler avant de relancer dès que la pente s’inverse. Et puis les douleurs disparaissent ou du moins se font oublier. Je pense qu’elles sont là, qu’elles ne s’intensifient pas, qu’elles ne diminuent pas mais que le corps et l’esprit s’y habituent et permettent de continuer au même rythme. J'en viens à penser que je vais abandonner l'organisation des Citadelles pour ne pas imposer des trucs pareils à d'autres…


Des milliers de kilomètres de piste plus loin, après une traversée de forêt chaotique au milieu des arbres coupés et le passage de quelques habitations, on arrive enfin en vue d’un gros village. Tout en dégustant un carré de chocolat noir que je trouve absolument divin pendant les 3 ou 4 minutes où je le laisse fondre dans ma bouche, je me dis que nous voilà sauvés, que ce village est Espalion. La déception sera à la hauteur de mes espoirs : ce très joli village où l’on peut se ravitailler en eau fraîche n’est que St Côme d’Olt…On en ressort par une longue portion de goudron qui nous mène jusqu’à une rude montée.


Devant moi la locomotive ne faiblit pas et je maintiens le rythme pour la suivre. La montée qui suit est vraiment solide et je croque dans un bout de Comté que j’ai réussi à extirper du sac. Le fromage mâché forme une sorte de pâte qui se colle au fond de mon palais et que je n’arrive pas à avaler ! Heureusement un peu d’eau suffira à faire passer le tout.

Pendant ce temps je vois Sabine qui grimpe plus vite que moi et qui, plus inquiétant, ne se soucie plus d’où je suis. J’essaye de réduire l’écart mais ce n’est vraiment pas évident. Profitant d’une partie plus plane, j’arrive à accélérer et à revenir sur elle. Pas besoin de parler, elle n’a pas l’air d’aller bien, avec plusieurs douleurs qui la perturbent. Je reste près d’elle mais je sens que l’ambiance n’est pas au dialogue. Une nouvelle grosse montée nous hisse à travers une ancienne carrière jusqu’au rocher de la vierge de Vermus. Sabine a entre autres une grosse douleur sous le pied, peut être une ampoule en formation. Je m’arrête pour un petit besoin et repars lentement pensant qu’elle en a fait de même dans les fourrés.


Saint Côme d'Olt

Pour l’attendre, je parcours lentement la jolie descente vers Espalion, dans un style « Marco Olmo » tout en petit pas que je ne me connaissais pas. Je rattrape deux randonneurs qui me confirment qu’ils ont vu passer une blonde à queue de cheval il y a quelques minutes. Je suis un peu perdu, les inséparables ne le sont plus, elle qui menait l’allure, forte de son expérience sur les Templiers et les Citadelles semble blessée.

Instants de doute où je me dis que si elle ne peut plus tant pis, on aura quand même fait un beau parcours durant ces 79 km jusqu’à Espalion. Le dialogue semblant impossible, je me vois mal essayer de la remotiver et je n’envisage pas un centième de seconde de continuer sans elle. D’ailleurs en serais je physiquement capable ?

Mais à l’entrée d’Espalion, elle est là, elle m’attend et le courant passe à nouveau entre nous. On arrive à l’ancienne gare, applaudissements et admiration, ça semble simple pour nous mais il faut déjà être costauds pour arriver là, en 11h50, soit avec 5 minutes d’avance sur mes prévisions que je pensais optimistes !


Sabine apprend qu’elle est deuxième, pour la première fois on pense à autre chose qu’à juste finir. D’autant plus que la troisième arrive là et lui pique sous le nez le Coca qu’un bénévole lui tendait. J’entends ensuite cette coureuse exiger des pansements pour ses pieds sur un ton pas vraiment aimable. Autant dire que ce n’est pas la personne sympathique que l’on a envie de laisser passer devant. On discute un peu avec Marc, coordinateur du Challenge des Trails du Sud Ouest, et on s’étonne ensemble de l’esprit qui règne sur la course. On ne retrouve pas l’esprit trail où le bonjour, le sourire ou l’encouragement sont fréquents en course. Ici à quelques rares exceptions près, on semble être dans le monde du chacun pour soi. Dommage.

La suite ici : Ultra Trans Aubrac : Etape 4

22 avril 2008

- Ultra Trans Aubrac : Etape 2

Départ de Laguiole au bout de 3 heures, direction Aubrac.


Et une deuxième partie où se concentre le gros dénivelé.

UTA : Laguiole - Aubrac
La deuxième section de 22,8 km est la plus pentue avec des passages annoncés sur des sommets à 1342m. Les premiers kilomètres se courent toujours sur de belles pistes roulantes.

Je tourne à l’eau sucrée et comme habituellement sur les trails, aux barres miel noix alternées avec des pâtes de fruit.

Les paysages sont magnifiques, le soleil nous accompagne, le plaisir est toujours là.



La pente s’accentue alors qu’à travers bois nous montons vers les hauts plateaux de l’Aubrac.










Les premières traces de neige apparaissent et je m’aperçois en voulant resserrer ma chaussure que le lacet de ma Salomon Wings a cassé. Avec l’aide de Sabine, on refait un nœud de fortune afin de pouvoir continuer. Le pied n’est pas serré suffisamment, mais la chaussure tient, aidée par la guêtre.

Je ne pense de toutes façons pas aux 70 km qu’il reste à parcourir mais juste au prochain point de ravitaillement. J’ai lu et j’applique cette méthode qui permet de voir la course comme une succession d’étapes beaucoup plus abordables.


Sur les hauts plateaux baignés de soleil nous trouvons une épaisse couche de neige qui alterne avec un sol détrempé. Nous montons toujours en longeant des forêts alors que le regard porte loin sur les paysages de l’Aubrac.





Nous sommes seuls la plupart du temps et heureux d’être ensemble, de pouvoir vivre cette grande et belle épreuve à deux. On parle peu, mais je suis à chaque instant conscient de la chance que j’ai de pouvoir partager avec elle cette passion commune.

En quittant les parties les plus enneigées, nous retrouvons des sentiers à nouveau boueux ou inondés. Bizarrement, alors que nos pieds sont plus que mouillés, on essaie toujours d’éviter de passer dans de nouvelles flaques. Comme ce ruisseau profond que je ne voulais pas traverser et que j’ai essayé d’éviter en passant sur une branche, tout en équilibre. Résultat, la branche qui craque, qui cède et qui m’envoie dans l’eau jusqu’aux genoux…


Un peu plus loin, c’est un autre cours d’eau qui nous attend, avec un fond tapissé de pierres glissantes. Efficace pour les figures de style improvisées.



C’est ensuite une petite rivière que l’on doit traverser, de l’eau jusqu’aux genoux, avant de s’apercevoir qu’une passerelle nous attendait quelques mètres plus loin. Dommage…



Sortis de la forêt nous retrouvons, à 3 ou 4 km d’Aubrac, de larges pistes qui nous guident vers le deuxième ravito. Belles parties roulantes où souvent nos mains se rejoignent pour courir ensemble.

Depuis un moment, je n’ai déjà plus envie de nourriture sucrée. Ça fait aussi partie des récits que j’avais lus ou entendus, mais je ne pensais pas que ça m’arriverait aussi tôt dans la course. Je commence à piocher dans les Tucs, mais le salé embarqué n’est pas ce que j’ai de plus accessible dans mon sac.

A l'approche des 45 km, je commence à ressentir les mêmes vieilles douleurs en haut des cuisses. Rien de grave pour l'instant.

Avec un ciel maintenant nuageux, l’arrivée à Aubrac se fait aussi main dans la main, sous les applaudissements et les encouragements des spectateurs. On entend en passant de sympathiques : "Ils sont mignons !".


Je refais le plein d’eau, j’accompagne les gâteaux d’apéro et le délicieux fromage de Coca. Je commence à boire une soupe, mais Sabine à froid et souhaite repartir. Je remplis ma banane de quelques bouts de salé et je repars sans tarder pour la rattraper, après 6h50 de course. Pile sur mes prévisions.

- Ultra Trans Aubrac - Etape 1

Km 8 © Photo Jeff

La carte et les temps de passage espérés.



Le profil de la course.




Dans le grand bain de l’Ultra

Fin d’après midi sur Laissac, nous arrivons Sabine et moi au grand gymnase pour retirer nos dossards. Peu de monde dans la file d’attente et une première surprise, la moyenne d’âge est très élevée. On se dit en plaisantant qu’on va avoir la coupe des plus jeunes participants.Soirée agréable à l’hôtel peuplé de coureurs, les coups de fils d’encouragement affluent avant une nuit très très courte : couchés vers 22h pour un réveil à 2h !





Juste quelques heures de somnolence avant les derniers préparatifs : pansements à tous les orteils, épaisse couche de pommade Nok, huile Weleda sur tous les muscles des jambes.






3h 30 , la navette qui nous transporte vers le départ à Sainte Geneviève sur Argence démarre. C’est parti pour une heure et demie de route, une heure et demie de bonheur simple où serrés l’un contre l’autre nous allons somnoler, une heure et demie de bonheur essentiel qui souvent me reviendra en mémoire durant cette longue course de 100km.






C’est le froid qui nous accueille sur le lieu de départ et nous nous réfugions dans la salle où comme tous les participants nous pouvons déguster gâteaux et café chaud.







Derniers préparatifs, dernières appréhensions et après le briefing de Marc nous nous dirigeons vers le départ.





UTA : Ste Geneviève –Laguiole
6h du matin, dans la nuit et le froid nous quittons Sainte Geneviève pour cette grande aventure. De ces premiers pas aux derniers de la journée, une seule image me poussera en avant : entrer dans Laissac et franchir la ligne d’arrivée main dans la main avec Sabine.






La première portion de 22,7 km est annoncée roulante et elle le sera : d’abord un peu de route, puis de larges pistes où tout en courant on engage la conversation avec d’autres coureurs, sur les Citadelles évidemment.



On revient avec eux sur les conditions apocalyptiques de la dernière édition et de l’enfer qu’ils y ont vécu. Mais rapidement, nous trouvons ici aussi des conditions particulièrement difficiles : la pluie et la neige tombées ces derniers jours ont tout inondé.






Comme annoncé au briefing, les sentiers sont devenus ruisseaux, les ruisseaux rivières et nos pas doivent trouver leur place dans ce milieu aquatique.



Les plus pressés suivent le flot, les plus prudents dont nous sommes cherchent des appuis sur les côtés, évitant les pierres, la boue profonde ou la glissade.







On y perd peut être du temps mais on s’y économise aussi et bien qu’effectuant mon baptême d’Ultra, je suis conscient que seule l’économie sera payante à l’arrivée.










Les pieds trempés, on sort enfin de cette pénible partie pour gagner les plateaux de l’Aubrac sous un agréable soleil.







Tout à la joie d’apercevoir Laguiole et de faire une photo, on rate un embranchement et l’on se retrouve dans une ferme. Nous sommes là 4 ou 5 à hésiter, puis nous remontons la route et trouvons le bon chemin. On rentre dans le village main dans la main, soudés, au bout de 3h quand mes prévisions donnaient ce parcours en 3h25.



Je retrouve avec plaisir Marc et Jeff, les organisateurs, qui m’encouragent et me décrivent quelques pièges à venir, comme des rivières à traverser ou des arbres coupés à escalader.



On quitte Laguiole sans avoir touché le taureau porte-bonheur. Mais aujourd’hui le bonheur, on le porte avec nous.


***


A suivre dans : Ultra Trans Aubrac : Etape 2



- Ultra Trans Aubrac




Un récit presque aussi long que la course, des dizaines de photos et pratiquement aucune à jeter, voilà pourquoi j'ai préféré, comme pendant l'épreuve, diviser le parcours en quatre étapes :






Ultra Trans Aubrac - Etape 1

Ultra Trans Aubrac : Etape 2


Ultra Trans Aubrac : Etape 3


Ultra Trans Aubrac : Etape 4




17 Avril 2008 : Petite carte à imprimer et à prendre avec soi dans cette grande aventure : le parcours, le dénivelé et les horaires de passage prévus pour en terminer en 15h.


Mais est il raisonnable d'avoir un objectif horaire quand on n'a jamais parcouru une telle distance ???


Une image, une envie, que le SMA Team termine ensemble cette grande aventure dans les meilleures conditions.


***



Pour ceux qui ont beaucoup de temps et qui voudraient revivre en vidéo l' Ultra Trans Aubrac, un concurrent a filmé son épopée :

Environ 4 heures de film...

Ci dessus, j'ai cru reconnaître le SMA Team, soudé du premier au dernier kilomètre.
***





De Sainte Geneviève sur Argence à Laissac, en passant par Laguiole, Aubrac et Espalion. Carte réalisée par mes soins, d'après les indications du site de la course.

Un beau profil, mes jambes risquent de s'en souvenir...
















Etape 1 : 22,7 km










Etape 2 : 22,84 km










Etape 3 : 33,6 km










Etape 4 : 21,4 km










Ultra Trans Aubrac : le rêve a un nom...








Plongé depuis de longs mois dans la mise en place des Citadelles, je sais qu'évidemment, en tant qu'organisateur, je ne pourrai pas courir les 71km de sentiers qui me sont si chers.








Alors j'avais besoin d'un rêve, d'un grand projet sportif, sans attendre la fin de l'année et la venue des Templiers ou de la Diagonale des Fous.








Et puis au hasard d'un forum je suis retombé sur cette course : 100km pour 3000m de dénivelé au coeur des paysages de l'Aubrac dont depuis longtemps on me dit le plus grand bien.








L'idée folle m'a réveillé une nuit, une de ces insomnies qui a pu générer Ultrapassions, le Trail des Sapins ou les grandes lignes des Citadelles 2008.








Un coup de fil plus loin, nous étions deux complices, assez fous pour se lancer dans cette aventure extrême.
















Heureux les simples d'esprit...













14 Janvier 2008 : inscriptions parties, l'aventure est en marche !





31 Mars 2008 : les Citadelles sont passées, peu de temps pour parfaire mon entraînement et je me demande si je serais prêt le 19 Avril ...

15 avril 2008

- Trail des Collines du Vent



Dimanche 13 Avril, rendez vous à la Pierre Levée pour le Trail Off des Collines du Vent, organisé par mon frère.



Hervé avant le départ.



Yvan attaque le briefing.



Description du parcours.



Attentif, ou pas.


Frédéric, le mal aux genoux (séquelle Citadelles) le prive de course.



Ça va partir. © Photo Frédéric


Grand soleil et paysages magnifiques.© Photo Frédéric


Chemins faciles sur les collines.






L'organisateur dans son décor.





De rares spectateurs.




Quelques grosses côtes. © Photo Yvan


Ravito au Rocher des Coccinelles



Séquence macro pour mon nouvel appareil photo dont je suis très content.

Un ravito fourni d'où l'on repart avec difficulté...



C'est la pose . © Photo Frédéric




Encore des côtes.




Arrivée sur Laurac.




Dernière descente avant de remonter en face.



Ça chauffe sous le soleil.



La ligne de crête, pour ceux qui ne l'ont pas involontairement évitée...




Debriefing...




... apéro et grillades, dur comme journée.




Je sais, je n'ai pas mérité ce T-shirt.


Beaucoup d'autres photos :


La galerie d'Yvan : http://picasaweb.google.fr/lapeyrotte/TrailDesCollinesDuVent


La galerie de Frédéric : http://picasaweb.google.fr/ultrapassions/TrailDesCollinesDuVentParFred


Ma galerie : http://picasaweb.google.fr/ultrapassions/TrailDesCollinesDuVent

La vidéo filmée et montée par Frédéric : http://fr.youtube.com/watch?v=W7iLLeS9kc0






7 avril 2008

- Trail du Brigand 2008

Dimanche 6 Avril à Cavanac. Oubliés les soucis de l'organisation des Citadelles, il ne me reste plus qu'à me faire plaisir en courant.



Mais en préparation pour l'Ultra Trans Aubrac, je multiplie depuis plusieurs semaines les sorties longues dont une de 2 heures la veille. Pas la prépa idéale pour être performant sur une course au format plus réduit...




La course se passe cependant plutôt bien : après un départ rapide, je prends beaucoup de plaisir dans les montées courtes mais rudes au milieu des garrigues. Placé dans les 20 premiers, je rattrape assez vite les derniers du 12km partis un quart d'heure plus tôt.



Du coup c'est plutôt sport dans les descentes étroites dévalées à fond la caisse. Heureusement, l'esprit trail est là et les coureurs se serrent pour céder la passage aux plus rapides.


La première partie de 12km bouclée en environ 55 minutes, reste la deuxième à effectuer. Ce sera un peu plus dur pour moi qui ai laissé pas mal de plumes en début de course. Je sais que pour le top 10 c'est râpé, alors je gère les cuisses un peu douloureuses et les jambes qui n'ont pas envie d'aller plus vite.




J'en termine en 1h48', en 16ème position. Un coca et quelques tranches de saucisson avalés, après une rapide interview sur le bilan des Citadelles et le vécu de la course du jour, je pars en trottinant retrouver Sabine sur le parcours. Serge qui vient de gagner la course fait ces quelques photos qui me permettent d'illustrer à merveille cet article.




J e trottine avec Vincent Rivoire, 5ème aujourd'hui et 3ème sur le 71km des Citadelles. Ce n'est pas tous les jours que je pourrais être devant lui...
Hasard de l'après course , il part aussi à la rencontre d'une copine, Florence, que nous voyons arriver côte à côte avec Sabine. Elles ont fait toute la course ensemble et finiront 4èmes, main dans la main, une des belles images que le trail sait produire.


Ensuite c'est comme l 'an dernier la remise des prix puis le copieux buffet d'après course, dans une ambiance des plus conviviales.

Nous partagerons ces moments de bonheur avec Vincent, Florence, tous mes potes de Blagnac venus nombreux et bien d'autres visages que j'ai plaisir à retrouver d'une course à l'autre.


Another perfect day.