28 janvier 2008

- SMA Team

Un reportage exclusif de notre correspondant à Toulouse, Hervé Ritay

De source sûre, la première rencontre de Sabine et Michel daterait du Trail des Vignes et des Coteaux, à l’Isle sur Tarn. De nombreux témoignages prouvent qu’ils se seraient par la suite revus à plusieurs reprises lors des différentes manches du Challenge des Trails du Sud-Ouest.




D’ailleurs, sur la photo que notre équipe a pu se procurer, on peut les voir ensemble lors de la remise des prix de ce challenge, que Sabine venait de brillamment remporter.

Alors que des rumeurs persistantes affirmaient les avoir vus ensemble lors de différentes sorties, le doute n’est à présent plus permis puisque le SMA Team (Sabine Michel Aventure) est officiellement annoncé sur plusieurs évènements majeurs.





Ainsi, le SMA Team sera présent dès le mois de Février sur le Gruissan Phoebus Trail ainsi qu’au commencement de l’été, sur le Marathon des Burons. D’autres épisodes plus extrêmes ont aussi été évoqués puisqu’on parle de l’Ultra Trans Aubrac courant Avril et de la Grande Course des Templiers en fin de saison.

Une union qui semble donc bien se confirmer alors que les prochains évènements devraient rapidement nous en apprendre plus.

Depuis Toulouse, Hervé Ritay en exclusivité pour Vo2ci

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Article imaginé lors d'une longue sortie dans les côteaux toulousains, sous l'influence du soleil, de la fatigue et de la peoplisation générale, afin de présenter le SMA Team et une partie du programme 2008.

23 janvier 2008

- Trail Blanch Font-Romeu

Samedi 19 Janvier, j arrive à Font Romeu vers midi, mais gagner cette espace de liberté fut risqué avec 3 radars mobiles, symboles de la répression pompe à fric, franchis de justesse en 200 km de route.

Je rencontre sur le site Stéphane, un des organisateurs, ainsi que Sylvain, Tintin reporter de Trail Attitude, avant d’installer mon petit stand de présentation des Citadelles.

La concurrence ne sera pas féroce, je suis le seul exposant du salon !


Un coup de fil plus loin, me voici à Osseja où je retrouvre avec plaisir Olivier et Jeff, plus connus comme Isard66 et Corto sur Kikourou. L’accueil et le repas sont des plus chaleureux en compagnie des proches d’Olivier.


Au centre Samuel Arroyo, le célébrissime coureur de l'affiche des Citadelles.
A l’heure de la sieste, je rejoins le salon et mon stand où se succèdent inconnus enthousiastes, curieux venus d’Espagne ou d’Italie et bon nombre de trailers déjà croisés ici ou là.


Le soir venu, effrayé par le froid et le possible verglas, je décline l’offre de repas d’Olivier et je me réfugie dans la chaleur de l’Hôtel où de grands appétits ont du séjourner...


A cause d’un réveil mal enclenché, je rate le départ du 51km, me réveillant à peine 15 minutes avant. Mandaté par Esprit Trail pour couvrir la course, ma carrière de journaliste débute mal…



Le temps de me préparer et de strapper pour la première fois ma cheville tordue une semaine plus tôt, j’arrive au self 1 heure avant mon départ pour déguster le petit déjeuner offert aux coureurs. On est loin des conseils préconisant d’avaler le dernier repas 3h avant de courir…Je m’échauffe ensuite sur la route, rencontrant à nouveau de nombreux compagnons de courses et de sorties. J’aime plus que jamais l’ambiance qui règne dans le monde chaleureux du trail.

Le briefing passé, le départ est donné vers 9h30, pour les 24km et 1070m d+ de ce Trail Blanch, ainsi que pour la boucle de 13km.La course s’annonce pour moi simple et prudente : préserver à tout prix ma cheville blessée, faire de belles photos pour le magazine et découvrir la course sur neige. Autant dire que je ne suis pas là pour la performance.



Je pars donc tranquillement, d’autant plus que le début de parcours n’est que partiellement enneigé et que les défauts du terrain menacent ma cheville. Je n’hésite pas à m’arrêter à chaque fois que le décor se prête à une belle photo, ce qui est pratiquement permanent dans ces paysages de rêve.

La pente commence petit à petit à se redresser alors que l’on se dirige vers le refuge de la Calme, premier ravitaillement, où le parcours du 13 et du 24 se séparent.


Ayant sur moi le profil de la course, je sais que l’on a déjà avalé plus de la moitié de la grande montée.

La piste qui monte vers le Roc de la Calme est damée et sans risque pour moi.

Le sommet passé, la partie devient plus technique et un bénévole me conseille d’ailleurs de ranger l’appareil photo avant la descente.




Voilà un homme sensé car la partie n’est pas gagnée dans cette forte descente plus ou moins gelée. C’est un festival de glissades auquel j’assiste et participe, sous les encouragements et les rires des skieurs qui nous survolent sur leurs télésièges.

La neige est gelée par endroits, profonde à d’autres et piégeuse partout.


Après 2 ou 3 gamelles, j’arrive en bas sans casse mais les pieds congelés par la neige qui a pénétré à l’intérieur des chaussures.

Ne jouant pas le chrono, je n’hésite pas à privilégier le confort en me déchaussant pour repartir quelques minutes plus tard les pieds relativement au sec.

Rapidement, je rejoins le 2ème ravito avant de longer l’étang gelé des Pradeilles. N’étant pourtant pas un débutant en trail, je suis sur le sentier qui parait évident 2 autres coureurs. Les cris d’un photographe placé plus bas nous indiquent heureusement que nous prenons la mauvaise direction. Nous suivons dans les bois le balisage jaune de rando et hésitant au bout du lac, nous nous dirigeons vers des balises, étrangement plus longues que les autres. Arrivés en haut de quelques rochers, plus rien. On se retrouve là une vingtaine à "jardiner" un peu dans tous les sens avant de redescendre et de retrouver des traces de pas et une balise…Ce sera le seul point négatif de la course, un balisage insuffisant aux alentours de l’étang des Pradeilles.


L’incident est vite oublié devant la beauté permanente du circuit et l’expérience qui nous attend : se lancer dans la traversée de l’Etang noir, entièrement glacé.


Il est sûr que de moi-même je n’y aurais jamais posé un pied alors qu ici nous nous lançons par dizaines sur cette grande patinoire.


Impressionnante traversée, sur une surface glissante par endroits et fendillée à d’autres, comme si la glace était prête à céder. Il suffit d’avancer en évitant de trop réfléchir…


Le lac suivant est également gelé et encore plus glissant. Prudent, je réalise toute la traversée en marchant et en essayant de garder l’équilibre. Certains équipés de chaussures « cloutées » passent en courant. D’ailleurs des coureurs me feront part plus tard de leurs doutes quand à l’égalité des concurrents face à ces différences d’équipement.


Nous rejoignons ensuite le refuge du Carlit, croisant sur notre chemin les coureurs du 51km qui en ont terminé avec leur boucle autour du Lac des Bouillouses.




Les charmes du peloton qu'on a pas en tête de course...

Le ravito est ici en partie salé et j’apprécie les dés de fromage qui me changent des gâteaux et des pâtes de fruit que je trimbale. Sur le barrage et comme depuis le départ, je prends le temps d’admirer le paysage et de faire de nombreuses photos.

Le décor est trop beau pour foncer tête baissée vers l’arrivée.

J‘immortalise en passant la webcam qui nous permet depuis des semaines de jauger le niveau de la neige autour des Bouillouses.

Le terrain est ensuite très roulant, presque sans piège, puisqu’en quittant la trace pour faire une photo de mes poursuivants, je fais une magnifique roulade arrière sur une plaque de glace. Pas de bobo, je déclenche l’appareil et je repars. Partie plane et sans risque, je commence un peu à accélérer, vu que je l’ai joué très cool jusque là.

Passé le dernier ravito aux Pradeilles, on attaque une véritable montée d’anthologie : elle commence dans les bois, par une pente qui se redresse peu à peu.

Le sentier est monotrace et en super forme je ronge mon frein dans la file indienne qui serpente entre les arbres. Impossible de doubler, il me faudrait quitter la trace et m’épuiser dans la neige épaisse.

Frustré, je sors du rang pour prendre quelques photos des skieurs qui descendent à côté de nous. Je repars à mon rythme et me retrouve aussitôt bouchonné dans la file.


La montée s’accentue encore alors que nous arrivons à découvert sur une piste que dévalent les skieurs. Je peux enfin doubler et je commence à faire la course à mon rythme et à reprendre des places par poignées.


La montée semble interminable avant de rejoindre le sommet du Roc de la Calme. Conscient d’avoir fait le plein de photos, les grandes pistes damées qui s’ouvrent devant moi me laissent le loisir de courir enfin à un bon rythme, sans danger pour ma cheville.


Un passage en neige plus profonde me rappelle à la prudence avant de retrouver de nouvelles pistes où je peux foncer et reprendre un à un de nombreux coureurs épuisés, qui trottinent ou qui marchent.

Enfin à fond...
Un bénévole à qui je ne demandais rien m’annonce qu’il reste 3km.Le truc bien démoralisant au vu de ce qui restait réellement à parcourir, mais le trailer expérimenté sait que les bénévoles ne savent généralement pas où ils se trouvent exactement.

L'heure du repos pour un des coureurs.

La fin de parcours est plus technique et en conséquence plus prudente pour moi : un petit sentier glissant descend le long d’un ruisseau avant de rejoindre une prairie bosselée, puis une dernière traversée de forêt me ramène aux abords du lycée et de l’aire d’arrivée. Après 3h26 de course version semi touriste, je pousse le professionnalisme journalistique jusqu’à arriver juste quelques minutes avant le premier du 51km.

Ainsi, ravitaillement en main, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Antoine Guillon, grand vainqueur de cette épreuve et Luc Neppel 4ème derrière 2 Espagnols .

Je rejoins ensuite le dernier ravito du 51km depuis lequel je remonte la course en croisant les coureurs , plus ou moins en forme.



La fin est proche...





Sylvain passe aussi, épuisé par ce parcours exigeant.

Assis au soleil, je fais de nombreuses photos, parfois encouragé par des concurrents qui me prennent pour un des leurs, épuisé.

Puis c'est au tour d'Olivier de passer, apparemment en assez bonne forme.

Alors que l'ombre gagne, je laisse un message d'encouragement à Jeff et je reviens sur le site de la course pour retrouver avec plaisir plein de connaissances au self, dont les trailers pirates de Bram dont je partage la table. Un bon repas nous attend, lasagnes, entrées à volonté et gâteau au dessert. Les coureurs sont vraiment chouchoutés par l'organisation.


Le dernier ravito.

Et puis il est temps de quitter tous mes potes pour rejoindre très difficilement Toulouse, après un terrible ralentissement entre Luzenac et Tarascon. Pas très bon pour les radars et les caisses de l'état tout ça…
Salut amical à toutes celles et tous ceux avec qui j'ai partagé ce grandiose week-end, la liste serait trop longue...

16 janvier 2008

- Pélail - Montségur - Fougax

Dimanche 13 Janvier, la météo est parfaite, froide avec un grand soleil qui réchauffe la neige tombée durant les deux jours précédents.
Nous laissons une voiture à Fougax (alt. 500m) afin de faire un parcours en ligne qui en partant de Pélail(alt.600m) nous mènera à Montségur (alt.1200m) avant de redescendre par Morenci et les Balussous.


Peu après le départ sur un agréable sentier qui longe un ruisseau, nous croisons un tout petit marcassin poursuivi par un chien de chasse aussi haut que lui. On pourrait croire qu'ils s'amusent mais la situation semble plus critique pour le mini sanglier...
Le dénivelé est rapidement très important et nous montons tranquillement, profitant de la beauté du sentier sous la neige.


Sur plusieurs dizaines de mètres, la neige est tachée de sang, creusée par endroits. Trace éphémère du passage d'un animal blessé.


Fin de la rude montée, le sentier devient roulant sous une magnifique arche de neige.



Arrivés sur le plateau, nous apercevons enfin le fier château de Montségur.


A 1000m d'altitude la neige est épaisse et les Wings la goûtent pour la première fois. Je suis toujours aussi satisfait de ces chaussures qui auraient pu m'éviter une future déconvenue si je les avais serrées plus...


Du pog de Montségur au Roc de la Mousse.



Après avoir croisé 2 chasseurs qui nous demandent où l'on court si vite, nous redescendons sur le village de Montségur par un superbe sentier en sous-bois. J'aime ce parcours où peut-être les Citadelles passeront un jour.

Entre le village et le parking, belle vue sur le château et ce qu'il nous reste à grimper.




Au col du Tremblement, nous rejoignons le tracé officiel des Citadelles. La neige est épaisse, gelée par endroits.


Montée féerique vers les ruines du château.

Rocher, neige, glace, le sentier est technique et très piégeux.



Fin de l'ascension, toujours dans la neige.


Depuis la porte du château, Sabine devant le Saint Barthélémy.


Véritable portrait raté, tout en contre-jour...





Le château traversé, je m'arrête de longues minutes pour réaliser le panorama complet du Trail des Citadelles.
En version maxi à cette adresse :
Descente ultra prudente, encore plus casse-gueule que d'habitude.


Passage auprès de la stèle des brûlés avant de descendre en sens inverse de la course et de quitter la neige.

C'est sur le sentier pavé descendant vers Péchiquelle que j'ai la bonne idée de me tordre encore une fois la cheville, toujours la même depuis la descente épique du Roc Nantais lors de la Puma Trail. Mais la douleur est cette fois plus forte et je repars en boitillant, prudent pour le long parcours qu'il reste à faire.
D'autant plus long que l'on s'est aperçus depuis un moment qu'on avait laissé les clefs de la deuxième voiture dans la première, ce qui signifie qu'on devra se taper environ 4km de route en fin de sortie...


Le pog de Montségur, omniprésent tout au long de notre boucle.


Passé les Moureux et les boueuses pistes à vaches, nous rejoignons les Balussous par Morenci et la très jolie traversée des bois. Il ne reste plus ensuite qu'à descendre sur Fougax.



Ça va tout seul en descendant, mais le jour de la course, vers le 35ème km, cette côte fera sûrement très mal.



En action.


De Fougax à Pélail, quatre très longs kilomètres de bitume pour rejoindre la voiture.

Après 3h55 de sortie, pour plus de 20km et environ 1000m de dénivelé, l'heure est au repos et au bon ravito salé.
Très longue et très très belle sortie, les dieux étaient avec nous (à part peut être celui des chevilles).

15 janvier 2008

- Pereille - Raissac - Lavelanet

Samedi 12 Janvier, rdv avec Hervé pour reconnaître les crêtes de Péreille et de Raissac afin de valider la fin des parcours du 40 et du 71 km.




Trabuco neuves (soldes obligent) pour Hervé, les miennes ont déjà un peu vécu...

On trouve la neige tombée hier dès les premières montées.


Passage dans Péreille d'en haut. En face la crête que l'on va rejoindre.






De Péreille d'en bas au Cap del Roc, une courte montée.




La course ne passera pas sur cette crête, mais le parcours y est sympathique.




Mauvais temps sur les sommets. A droite, Péreille d'en haut.




Agréable descente dans la neige et une gamelle pour moi arrivé en bas...un doigt tordu et la main meurtrie.



On rejoint le parcours de la course à Raissac. Pour éviter le passage dans les prés à flanc, on reprend le tracé de 2006.



Soit une grosse grosse montée jusqu'à la crête.




Les records de l'an dernier ne vont sûrement pas tomber en passant par là.




Sur la crête, le spectacle est splendide : un très joli sentier en balcon, très technique par endroits, avec une vue plongeante sur la plaine et Lavelanet. Nous sommes convaincus par ce passage.




A la fin de la crête une descente, technique toujours, nous amène jusqu'à la croix de Sainte Ruffine.




De là nous découvrons un vaste panorama sur les alentours avant qu'une dernière descente nous ramène à Lavelanet, après 2h20 de sortie.


Le passage par la crête de Raissac est validé.




2 janvier 2008

- Les Monts de Sorèze

Dimanche 30 Décembre, en route pour Sorèze, après Revel, pour une sortie dans les monts qui surplombent la plaine.




Et une première sortie pour mes nouvelles Salomon Wings, à tester sur les réalités du terrain.


Au départ du cimetière, je suis ma guide sur une piste large mais dont la pente ne laisse pas le temps de s'échauffer.




Direction Berniquaut, le coin possède plusieurs circuits très bien balisés.




Au sommet de Berniquaut, ma guide m'assure qu'on a d'ici une super vue sur la plaine. Le brouillard ne nous permettra pas de voir plus loin que quelques mètres...



Mes Salomon sont bien agréables : confortables, elles tiennent bien sur les rochers humides et sont efficaces sur les pistes roulantes. A confirmer sur des sentiers plus techniques ou plus boueux.


Dans le brouillard qui ne nous quitte pas semblent vivre d'étranges animaux...




Dans le labyrinthe des pistes et des sentiers, je me contente de suivre, au sein de l'épais brouillard.

Ce parcours agréable nous amène auprès des ruines de la chapelle St James.



Après les moutons de plein d'air, je découvre encore un animal inconnu...



Arrivés à la table d'orientation, après le Causse, une trouée dans la brume nous permet enfin d'apercevoir la plaine. Une sortie à refaire donc, par temps dégagé pour profiter vraiment du panorama.


Ensuite, nous fonçons dans la descente par un petit sentier sur lequel les Salomon me donnent encore satisfaction pour leur stabilité.

Retour à la voiture après quasiment 2h de course, il ne restait plus qu'à quitter la brume froide pour regagner des territoires plus accueillants.