4 mai 2008

- Trail des Trois Rocs

© Photo Kris

© Photo Kris


© Photo Lionel

Sabine et Emmanuelle, le Top du Challenge 2007 !

« Faut être con ! » C est la première pensée qui me vient 2 jours après le Trail des Trois Rocs. Sorti quasiment indemne des 100 km de l’Ultra Trans Aubrac, à part des douleurs minimes et quelques moments de fatigue, je viens m’aligner 12 jours plus tard sur les 35 bornes et 1300m de dénivelé de ce parcours….


Mais la perspective de courir ce trail dans de superbes paysages, avec une belle organisation et qui plus est avec Sabine, a fait que la passion l’a emporté sur la raison.



Pour un départ à 8h à Saint Antonin, le réveil fut très matinal à Toulouse. Mais la forme est là et puis je ne viens évidemment pas pour la performance.




Grosse côte dès le départ avant l’unique bouchon de la course pour le passage par l’échelle.






Cette première montée nous amène au dessus du brouillard et du froid qui régnaient dans la vallée.





Photo Kris ( Running Mag)




Ensuite, c’est un superbe sentier en balcon qui nous promène au bord de la falaise, au dessus de la mer de nuages.





Avec Jean-Pierre, compagnon de galère sur les Citadelles.



Dès les premières côtes, autant moi que Sabine sentons que les 100 km sont bien présents dans nos jambes. Ça va encore être dur aujourd’hui….




Le magnifique parcours se révèle sous un nouveau jour après les heures pluvieuses de 2007. Au bout d’une heure, ma seule douleur de l’Aubrac se réveille, à l’avant du tibia. Supportable, mais il faut par moment serrer les dents.



Photo volée en course par dessus mon épaule. Mais j’ai été repéré.




En action




Fin de la balade sur le plateau, on attaque la descente sur Saint Antonin.









Joli sentier glissant pour clôturer la première boucle, une gamelle sans conséquence à mon actif.




Après une arrivée main dans la main au ravito, toujours inséparables, j’avale rapidement un Coca avant la phénoménale montée qui nous attend.


Photo Kris ( Running Mag)




Ça attaque fort dans les éboulis.




Dans la rude montée, accrochés à la corde et aux buis pour se hisser.



Au tour de Sabine.



La montée passée, on prend le temps de récupérer en marchant côte à côte, avant de relancer au travers de la garrigue et des petits sentiers roulants. C’est dur, l’impression de reprendre les 100 km là où on les avait laissés.

On arrive ensuite sur une nouvelle partie que j’apprécie beaucoup. Une première descente, plus casse gueule que technique, avec une corde pour s’assurer.





Puis la traversée d’un décor féerique, au milieu de bois recouverts de mousse séchée.



Ensuite une belle descente à flans d’éboulis nous ramène dans la plaine avant d’attaquer aussitôt une nouvelle montée.
Plusieurs coureurs nous reconnaissent et nous félicitent pour notre aventure sur l’Aubrac. Ca fait plaisir, à la fois de se remémorer ces moments et de retrouver l’ambiance sympa du trail.



Mais nos jambes aussi se souviennent de l’Aubrac. Impossible de courir ni de trottiner en côte. Et comme celle qui suit est très longue, on a le temps de marcher, de s’accompagner, d’apprécier encore une fois le bonheur de vivre la course ensemble.




Un coureur nous rattrape, nous exprime lui aussi la chance que l’on a d’être tous les deux et nous rappelle qu’on l’avait doublé sur les longues lignes droites de la voie ferrée lors de l’UTA. D’ailleurs lui aussi paie le prix aujourd’hui et peine comme nous à courir.







Passé le ravito et la longue partie plane en bord de rivière, on attaque la seconde grosse montée sous les falaises.





Toujours le sourire, même en montée.





Nouveau passage avec des cordes, les côtes sont rudes et la chaleur n’arrange rien.



Après une très belle descente avec une vue plongeante sur toute la vallée, il faut encore souffrir sur le final roulant en bord de rivière. Les jambes n’en veulent plus depuis longtemps, la douleur à l’avant du tibia ne m’a pas quitté, mais on trottine toujours.



Une dernière côte où l’on marche, un bon kilomètre de route et c’est l’arrivée, main dans la main, heureux de cette belle course malgré la difficulté due au manque de récupération.


La douche passée, suivent un apéro (Saint Yorre pour moi !) et un bon repas au soleil. L après midi s étire, l endroit et le moment sont agréables. Le temps de discuter avec toutes les connaissances sur les courses passées et à venir avant de regagner la ville.



***



Another perfect day.





Mais depuis la douleur est toujours présente à l avant du tibia, avec une petite bosse ainsi que sur le tendon d Achille de l autre pied…. Pas question de recourir de suite. Glace, pommade miracle et vélo au bord du canal sont au programme en attendant que tout rentre dans l’ordre…



A découvrir sur le site de Courir Sympa Saverdun le film de la course où l’on peut nous voir partager peine (un peu) et bonheur (beaucoup) : http://courir.sympa.saverdun.over-blog.com/article-19251686.html


2 commentaires:

lionel a dit…

effectivement on a fait un petit bout de chemin quasiment ensemble...j'ai pas réussi a vous suivre jusqu'au bout...c'etait une belle journée en tout cas

Marlène a dit…

Ce trail des 3 rocs m'a l'air fort sympathique.
Bises à vous 2.