27 septembre 2007

- Trail des 3 Collines

La galerie photo de Jpp, avec , pour commencer, quelques fous dans la descente finale, puis les acteurs de la course :


Hervé, 1er du challenge


Le film de mon duel final : j'attaque

Je souffre...


Je passe


Je souffre encore


Frédéric

Jean-François

Michel , 3ème au challenge


Patrice, 1er en relais avec Jpp


Le podium, joyeux...


...ou concentré


Samedi aprèm, j arrive tôt à Ségura pour placarder un peu de pub pour les Citadelles et me préparer correctement pour la course. J'ai enchainé de grosses semaines d'entrainement pour être prêt, dans les bois et les collines (car on peut aussi courir loin des caméras) et je suis tendu, pressé de m'élancer sur ce rude parcours.





C'est un beau rendez vous que cette épreuve où je retrouve les compères, filles et garçons, qui animent le Challenge, des membres de mon club et beaucoup de connaissances d'Ariège et du net. Ca discute donc beaucoup mais je prends le temps de m'équiper et de m'échauffer correctement.




Stephen
Me voilà sur la ligne, à quelques minutes du départ, quand soudain, c'est le drame : je laisse tomber mon bidon, embout cassé net, inutilisable ! Je me rabats donc sur une bouteille vide qui traîne dans ma voiture mais Stephen insiste pour que je prenne son bidon puisque je suis là pour jouer les premières places. Joli geste sportif, merci à toi Stephen.

Le départ est donné et je laisse partir un grand peloton qui devrait s'essouffler assez vite. Dans les premières côtes sérieuses, je commence effectivement à reprendre du monde, alors que le sentier me rappelle beaucoup la montée sur les crêtes de Madoual (Citadelles).
Très en forme, je passe assez rapidement les concurrents du challenge avec qui je suis en lutte, Arnaud, Olivier et Frédéric. Les autres sont plus loin en ligne de mire.

Arrivé au 1er ravito, je râle car il n y a pas de Coca servi. Je suis obligé d'ouvrir moi-même une bouteille, avant d'en avaler une grande gorgée au goulot. Rien de grave et ce sera le seul point négatif de toute l'organisation.


Les côtes sont toutes très rudes, surtout qu'il faut les enchaîner derrière de grandes descentes qui cassent bien les jambes. Je passe encore d'autres gars du challenge et pas des moindres, les premiers du classement. Seul Hervé reste devant, pas tellement loin, je l'ai pratiquement toujours en vue. Et je me surprends à rêver de gloire car je suis persuadé qu'Hervé est 1er et que ceux que je vois loin devant font partie du relais.






Enfin, la course est toujours aussi dure et les montées se montent de moins en moins vite. Et puis, même si je ne me retourne pas souvent, je sais que j'ai un groupe de chasse collé aux fesses, pas loin derrière, avec entre autres Jean-François en tête.

J'arrive, après un sentier hyper raide, au dernier ravitaillement. Je bois un coca et je repars avec une tranche de pain d'épice. Profitant de mon avance, je la déguste lentement en attaquant la descente, sur un rythme de récup. Mais voilà que j'entends un pas rapide se rapprocher derrière moi. Plus le temps de flâner, je balance le pain d'épice et j'accélère. Encore quelques petites bosses à gravir, je reprends un peu de marge avant de me lancer dans la descente finale, bien pentue.



Magali
Juste un gars derrière moi, qui me dépasse dès qu'on arrive en bas, sur la portion goudronnée. Je le suis comme je peux et dans la dernière petite côte je reviens sur lui.








Matthieu 2007
Beaucoup de public ici, on est côte à côte sous les applaudissements, ambiance Tour de France ! Mais il lui reste à peine un peu plus de jus qu'à moi et je le laisse filer jusqu'à l'arrivée.






Ci-dessus, la dernière descente, bien raide.







Sabine et Emmanuelle, leaders du challenge
Je finis 6ème, très très heureux de cette place. Frédéric arrive juste après, il ne m'a pas cédé beaucoup de points…Puis ce sont les autres du challenge qui arrivent, les uns après les autres. Poignées de main avec tous, heureux d'en terminer après cette course si difficile.

Olivier arrive plus tard, je lui ai repris un paquet de points et une place au challenge. Comme disait un coach dont j'ai oublié le nom : " S'entraîner plus pour gagner plus…"

Tout à la joie de mon résultat, je pars faire quelques photos en négligeant petit footing et étirements. Mes quadris douloureux et une grosse fatigue me rappelleront pendant 2 jours la rude course que ce fût.

Ensuite vient le moment du podium, auquel j'ai eu droit en catégorie V1, puis l'apéro, avec modération sur la fatigue et un bon couscous, toujours dans une bonne ambiance.




Grande course et un grand bravo à Bob et à toute son équipe.

Bob

17 septembre 2007

- La Prophétie du Cimetière

Du rêve à la réalité...
Par une nuit de Janvier 2007, j'avais rêvé que je courais un Trail au milieu des allées d'un cimetière. Suite à cette insomnie, j'étais parti courir sur la neige fraîche qui recouvrait les berges de la Garonne, moments immortalisés sous le sujet Coureur, photographe ou simple fou ?



Dans les commentaires qui suivirent, ma sœur me suggérait de créer le Trail des Morts-Vivants, qui pourrait se courir le soir d’Halloween. Quelques jours plus tard, Jpp en rajoutait une couche, trouvant bonne l'idée d organiser un trail de ce genre, déguisé et de nuit. Le mal était fait, le projet allait dès cet instant me hanter.
J' imaginais dès lors un départ de Bélesta en fin d après midi, un tracé qui longerait le cimetière avant de s élever dans la forêt par le Sarrat de l Homme Mort et qui reviendrait de nuit dans le village, après un 2ème passage près des sinistres cyprès.

Obsédé par ce projet, le Trail du Cimetière, je ne retrouvais la sérénité qu' après avoir testé en réel ces sentiers que je ne connaissais pas. Pas mal de désillusions en découlèrent : des pistes boueuses où je m'enfonçais jusqu'aux genoux, des parties privées entourées de barbelé et la route à traverser ( Sortie en forêt de Bélesta ). Le nom en lui même n était pas non plus vraiment attirant.

Rapidement ce projet se muait en Trail des Sapins, qui prenait virtuellement forme sous un nouveau blog, tandis que je reconnaissais les sentiers oubliés de la forêt de Bélesta, où ronces et orties m'accueillaient chaleureusement.



Le tracé définitif se dessinait au cœur du labyrinthe des sapins, les invitations à ce trail "off" commençaient à circuler et l'été arrivant , j'effectuais un premier débroussaillage. Quelques journées de balisage plus loin, le Trail des Sapins prenait vie.

Mais entre temps, connu pour ma passion du trail, mon amour des paysages et des sentiers du Pays d'Olmes (voir le Sommaire des Reconnaissances des Citadelles 2007 ) et cette envie de créer une course, j'étais sollicité pour poursuivre l'organisation du Trail des Citadelles.


La Prophétie du Cimetière avait tracé ma voie vers les Citadelles .



11 septembre 2007

- Ikalana, Trail du Lévézou




Ci-dessus, l'article paru dans Running Attitude.





Arrivé dans l' après-midi à Villefranche de Panat, je rencontre le sympathique organisateur du trail Ikalana, afin de lui demander si je peux afficher un peu de pub pour les Citadelles 2008. Aucun souci pour lui et je découvre petit à petit la belle solidarité qui règne entre organisateurs.





Je traîne dans le coin, autour du lac et de la remise des dossards, avant de partager apéro(petit) et repas avec Hervé et sa femme.






Je m'amuse à faire quelques photos nocturnes avant une bonne nuit au pied du barrage.








Je retrouve avant la course tous les compères coureurs et je me laisse aller à taper la causette avec Hervé et Sabine, 1ers du challenge, pendant un peu trop longtemps : le temps que je me change, je n'ai plus que 10 minutes d'échauffement devant moi et j'aborde la course pratiquement à froid... En plus j'ai la bonne idée de partir très vite, dans les 10 premiers, mais rapidement calmé je me fais dépasser et je continue dans les 20. Les 2 genoux me font mal, je commence par galérer pendant les 45 premières minutes.





Seul, je suis pendant longtemps un groupe de 5 coureurs avant de les rattrapper quand la forme arrive enfin. Je les suis un peu, puis je les dépasse pour prendre la foulée d'Olivier,une place devant moi au challlenge.








Pendant 1 heure c'est la grande forme, on double les gars du 22Km qu'on a rattrappés, je suis mieux dans les montées puis Olivier me rattrape en descente.Tout va bien, le circuit est joli mais manque de grosses montées.








Vers les 2 heures de course, avec une petite avance gagnée sur Olivier , je rate un embranchement. On me pousse un cri, je fais demi-tour et avec quelques dizaines de secondes perdues je repars derrière lui. Ma course bascule là : peut être un petit coup au moral , mais surtout plus de carburant pour avancer. Les jambes sont lourdes, une douleur sourde gagne le bas des abdos et je continue parce qu'il faut finir. C'est parti pour une heure de galère... Environ 13ème à ce moment là, je commence à reculer dans le classement, sans pouvoir lutter.








La fin de course est longue, très longue. On rejoint enfin les bords du lac, un signaleur m'annonce qu'il reste 2,5 km. Sur la piste cyclabe, voyant revenir des gars du 33km, je retrouve quelques forces. Mais au passage sur le barrage, quand un coureur en orange me dépasse et que j'essaie de le suivre, je m'aperçois que je n'ai plus aucune énergie. Tant pis, j'apprendrais pendant le repas que c'était Frédéric,2 places devant moi au classement. J'arrive enfin, en 19ème position, en 2h55 et des poussières. Crevant ce trail, pas vraiment de rudes montées mais un parcours roulant où il faut courir tout le temps.




Heureusement , un sympathique repas nous attendait ensuite , mais les douleurs dans les jambes persisteront quelques jours.