
Samedi 02 Juin 2007 : comme d'habitude, je débarque dans le secteur la veille, pour repérer les lieux, en l'occurrence le village de Bruniquel où doit passer la course.
Je me promène dans les petites ruelles moyenâgeuses.
Des vieilles pierres et des vieilles portes.
Vais je trouver ici la clef de la course...
De belles côtes pour demain.
Un fantôme erre dans les ruelles.

Le château de Bruniquel, où fut tourné "Le vieux fusil"

Impossible de trouver trace de balisage pour la course, si ce n 'est cette pauvre flèche...en fin d'aprèm, il n'était pas encore installé.
Je continue ma visite.
C'est vrai que passer dans ces ruelles demain sera un vrai plaisir, pour le décor car le fort dénivelé va faire mal...

Toc, toc

Ma visite terminée, je rejoins à Montricoux Hervé et Véro, qui m'ont invité à partager leur repas d'avant course. Au chaud dans leur camping car, nous prenons un petit apéro, avant un agréable repas arrosé de rouge, en causant entre autres de courses et d'Ariège .

Hervé n'est pas non plus un intégriste de la diététique et ces quelques "excès" ne l'empêcheront pas de se classer 2ème le lendemain...
Je rejoins ensuite une espèce de carrière à l'entrée de Bruniquel où je me pose pour la nuit (là c'est l'église, pas le camping improvisé...)
L'heure du p'tit dèj après une nuit moyenne: ambiance humide, bruit de voitures qui passent et matelas qui a décidé de se dégonfler tout seul.
La météo est bonne, il fait soleil et pas trop chaud avant le départ. Motivé pour me donner à fond aujourd'hui et marquer des gros points au challenge.
Excellent pour le moral : l'organisateur du Trail des 3 Rocs vient me féliciter pour le compte-rendu de sa course qu'il a lu sur ce blog et du coup il m'invite pour l'an prochain ! Rendez-vous est pris pour le 08 Mai 2008.
9h et quelques, départ dans les petites rues de Montricoux pour 27km de course. Classique maintenant, je sens mes jambes un peu lourdes sur les premiers kilomètres et le début du parcours sur chemins agricoles ne m'emballe pas plus que ça.
Photo offerte par l'organisation
La forme vient ensuite, et les paysages deviennent de plus en plus superbes. Partout des sentiers monotraces en sous-bois, de vieux chemins bordés de pierres ou en bordure de ruisseaux, très beau.
Mais ces sentiers détrempés, gorgés d'eau ou très boueux sont plutôt piégeux. J'évite de justesse la glissade plusieurs fois avant qu'un début de vrille s'arrête par une caresse contre un arbre. Ça aussi c'est le trail...
A la sortie d'un de ces sentiers enchantés dans la forêt de la Grésigne, j'aperçois au loin le château de Bruniquel, seul point de repère que j'ai, vu le peu d'infos sur le parcours délivré par l'organisation.
Pas loin de 20 km que je cours seul, pas idéal comme situation. Une pause pipi me permet d'être rattrapé par un coureur, on engage la conversation : il fait le challenge Salomon, il est là pour préparer le marathon du Mont Blanc.
On arrive au gag de la course : à la sortie d'un pont , je vois un gars qui tient une corde qui plonge vers la rivière et je me dis que certains doivent faire "de l'escalade" ici. Il nous dit "C'est par là". Apparemment il est sérieux, nous voilà donc partis accrochés à la corde pour une mini descente en rappel qui nous mène sous le pont.
Toujours à 2, on rejoint le pied de Bruniquel pour une grosse montée vers le château par un tout petit sentier. Enfin du costaud, heureusement que le parcours est joli, car il est encore une fois très (trop) roulant. Sentier botanique, petites ruelles, magnifique descente dans Bruniquel avant de remonter par la route ! Il reste 7 bornes, on accélère le rythme en espérant reprendre quelques hypothétiques coureurs. Personne en vue pendant un moment, puis dans une ligne droite, 4 ou 5 "proies" à l'horizon.
J'accélère encore, je rattrape un coureur, un deuxième, encore un... excellent pour le moral et pour les points du Challenge des Trails du Sud-Ouest. Tout surpris, je rejoins d'ailleurs le premier du challenge qui, je l'apprendrais plus tard, s'est égaré sur le parcours. Je le double aussi, sur les derniers kilomètres j'ai gagné 5 ou 6 places et je ne lâche rien jusqu'à l'arrivée, 12ème en 2h07'.
Tout à fait satisfait, de toutes façons j'ai tout donné et le mal aux jambes qui va m'accompagner jusqu'au lendemain au moins me le prouve.
L'après course est bizarre ici : remise des photos et repas à la salle des fêtes, remise des prix confidentielle sur la ligne d'arrivée, affichage d'un tirage au sort appris par hasard...
Points positifs, les douches chaudes, la photo offerte et le choix entre le classique TShirt ou une housse pour les chaussures, ce que j'ai personnellement choisi.
Le temps de discuter et de refaire la course avec quelques compagnons, je prends la route vers Toulouse. Fatigué, je m'arrête pique-niquer et faire la sieste en bord de route, pendant que chaussures et tente sèchent au soleil.
La fin d'un excellent week-end, comme je les aime.