Nous sommes une dizaine de fous à nous élancer sous une pluie battante pour la reco de la boucle au dessus du village, soit environ 17 km et 800 m de D+.
Après un échauffement jusqu'à Fontestorbes, nous attaquons la rude montée qui passant par Bicharole nous amène jusqu'aux ruines de Millet.
Le rythme est plutôt rapide, en tous cas plus que quand je suis seul et que je vagabonde avec l 'appareil photo. Ce dernier est d'ailleurs resté à l'abri, l'électronique et la pluie faisant rarement bon ménage...
Passé Millet, nous rejoignons la foret où malheureusement la piste en sous-bois a été défigurée par le passage des débardeuses et autres engins mécaniques.
Jean-Claude nous explique la dernière modification du tracé: pour éviter une portion de route (partie désagréable à courir), la course passera par l'aire du Bois joli avant de s'élever un peu et de redescendre sur le Gélat.
Cette" formalité" nous rajoutera, d'après mes calculs post-reco, la bagatelle d' 1 km et de 70 m de D+ !!! et sur le terrain, ca se ressent : la montée est brève mais c'est un mur qui grimpe jusqu'à un sentier roulant et agréable.
Nous faisons une pause rapide au Gélat avant de poursuivre vers le Château et la grosse montée qui précède le basculement vers Couquet. Les quelques lièvres qui mènent le train rateront d'ailleurs un embranchement ce qui leur rajoutera un peu de distance et de dénivelé.
L'arrière garde dont je suis , poursuit sa route vers Rieufourcand, Fontestorbes et Bélesta.
Archi trempés, quelques passants ou clients du bar nous regardent comme des extraterrestres...
Et oui, l'Ultra ce n'est pas seulement se lancer dans une course de 71km, mais c'est aussi prendre du plaisir à courir 2h sous la pluie, sur des sentiers boueux, dans des grosses cotes, accompagné de quelques autres fous...








Le profil de la course.


C'est parti pour 47 kilomètres de course, sur des sentiers parsemés de rochers. 











Superbes paysages toujours, à mon allure j'ai le temps de les admirer.
Encore une montée, je n'avance plus et le 2ème ravito qui n'arrive pas...
Km 37, belle partie plane, en bord d'étang et pourtant je trottine lamentablement, quand je ne marche pas. La douleur sur les cuisses ne me quitte plus.



















